A Matignon, de 2005 à 2007, le temps des batailles
La bataille de l’emploi
Le chômage de masse n’est pas une fatalité. C’est avec cette conviction que nous avons engagé entre 2005 et 2007, avec Jean-Louis Borloo, la bataille de l’emploi, en mobilisant tous les ministères et tous les services de l’Etat au service de cette priorité. Grâce à un volontarisme au jour le jour en faveur des jeunes, des chômeurs de longue durée, des seniors et de ceux qui sont laissés à l’écart du marché du travail, grâce aussi à des idées neuves comme le Contrat de Transition Professionnelle, qui a préfiguré ce que pourrait être une vraie sécurisation des parcours professionnels, ou le Contrat Nouvelle Embauche qui a permis à de nombreuses PME de créer de nouveaux emplois. Les résultats ont été au rendez-vous avec 600 000 chômeurs en moins à l’issue des deux années, et le taux de chômage le plus faible depuis vingt quatre ans. Aujourd’hui, nous sommes loin de ces résultats. Pourtant, la résignation n’est pas une option, aujourd’hui moins que jamais.
La lutte contre les déficits
Dès 2005, avec Thierry Breton, nous avons placé la lutte contre les déficits parmi nos principales priorités. L’enjeu avait alors été jugé subalterne par les analystes et les acteurs de la vie politique. Nous n’avons pas le droit de laisser aux générations à venir le fardeau des manques de courage accumulés par les gouvernements précédents. Là encore, seule une mobilisation de tous les instants pouvait s’attaquer à la culture de la dépense publique qui s’est installée dans notre pays depuis la fin des Trente Glorieuses. L’organisation de conférences nationales des finances publiques a permis de faire un audit sérieux des postes de dépense de l’Etat qui pouvaient être améliorés. Grâce à cela, nous avons pu réduire les déficits de près de cinquante milliards d’euros en deux ans et abaisser la dette française de 4%. Pour la première fois depuis trente ans, un gouvernement s’engageait à réduire les déficits au-delà de ce que la croissance rendait possible.
L’engagement pour la compétitivité
Troisième priorité de mon gouvernement, j’ai voulu renforcer l’économie française, affaiblie par la hausse du coût du travail depuis les 35 heures et par la perte de nos avantages compétitifs. En menant une politique de patriotisme économique pendant ces deux années de gouvernement, nous sommes parvenus à défendre de grands groupes qui contribuent au rayonnement de notre pays, à la croissance et à l’emploi sur notre territoire national. Avec les pôles de compétitivité, nous avons mis en place des atouts majeurs pour le développement de filières industrielles tournées vers l’avenir. J’ai la certitude que nous restons un grand pays industriel, capable de grandes innovations et fort de secteurs majeurs, comme les industries agro-alimentaires, l’énergie ou les transports. Seule une politique d’offre conséquente peut permettre de remettre notre économie sur les rails de la croissance. La crise redistribue les cartes. Des opportunités se font jour, de nouveaux partenaires émergent. Il nous faut prendre en compte ces données nouvelles, tout en demeurant sûrs de nos atouts et ambitieux dans nos objectifs.
Crédit photo (vignette d’illustration) : Wikipedia.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire