LA FRANCE C'EST NOUS !!

BIENVENUE SUR CE BLOG DE SOUTIEN À DOMINIQUE DE VILLEPIN !! Nous, citoyennes, citoyens, avons décidé de participer dans cette aventure Présidentielle 2012, de plus en plus nombreuses et nombreux à être exaspérés par les calculs électoraux, par les discours creux et les promesses vaines. Pour une nouvelle tendance pour Mieux Vivre Ensemble. Nous pensons qu'un seul homme peut tenir ce pari : Dominique de Villepin !!



lundi 27 février 2012

Dominique de Villepin « ne supporte pas que le débat soit confisqué »



                                                         AIR DE LA CAMPAGNE 

Malgré des sondages arides et des parrainages souffreteux, Dominique de Villepin ne renonce pas. Cette semaine à Montpellier, l'ancien Premier ministre a poursuivi sa campagne de « l'intérêt général » et de « l'union nationale ». « Un combat n'est jamais perdu d'avance », continue d'assurer l'historiographe de Napoléon Ier.

Mercredi au salon Vinisud au parc des expositions à Montpellier, il ne s'agit pas de compter les intentions de vote mais les ballons de rouge. L'exercice est délicat pour un candidat en campagne. Dominique de Villepin franchit les rubiconds avec sourire et autorité avant de conclure par un gouleyant château de Puech-Haut. Sans recracher sauf son aversion pour Nicolas Sarkozy : « Je suis candidat de quoi, des animaux ? Personne n'est candidat du peuple autoproclamé, c'est d'un autre âge. » Et ne lui parlez surtout pas de ralliement final : « Jamais ! »

Un doute sérieux

Il est pourtant question d'un doute sérieux. Avec un persistant 1,5 % dans les sondages, une estimation des parrainages à 350, la campagne de l'ancien Premier ministre plafonne. Dans son entourage, on grimace discrètement quand on évoque la difficulté de décoller, d'arracher des signatures, d'obtenir même des prêts bancaires : « Ce sont les signatures qui débloquent l'argent. » Sans garantie de dépasser les 5 %... À l'ombre de logements sociaux flambant neufs à Castelnau-le-Lez, la ville de son ami et rare supporter Jean-Pierre Grand, les yeux bleus de Dominique de Villepin se plissent :

« Je me bats avec les moyens qui sont les miens, des moyens limités, avec ceux qui veulent me soutenir. Si nous sommes rattrapés par le principe de réalité, comme vous dites, eh bien, le combat s'arrêtera. Rassurez-vous, je ne l'envisage pas. Un combat n'est jamais perdu d'avance. La France est un pays où l'on relève les défis. Quand on baisse les bras, on favorise les jeux partisans. Ce n'est pas ça une campagne ce n'est pas ça la France. »

Pour sa première campagne électorale, Dominique de Villepin évoque « la joie d'aller à la rencontre des Français et la frustration de côtoyer le microcosme politique ». Mais il faut bien faire avec... « Je ne supporte pas que le débat démocratique soit confisqué ! » La chasse aux parrainages reste obsédante : « C'est vrai que c'est difficile. Pour avoir la certitude de participer, il faut bien plus de cinq cents signatures. Je place les maires devant leurs responsabilités et leur devoir républicain qui est de donner leur parrainage. Je ne leur demande pas de me soutenir mais que le débat puisse avoir lieu. » Le spécialiste de Napoléon Ier rêve d'un Austerlitz 2012 mais la retraite de la Bérézina semble proche.

Le soir, à l'Espace rencontres de Castelnau-le-Lez, on se retrouve à des années-lumière des extravagants barnums électoraux de Sarkozy ou Hollande, « des foules anonymes amenées en bus ». Dominique de Villepin est descendu à pied de la mairie, à la sortie d'une table ronde sur le logement. Deux cent cinquante personnes sont là les petits fours et le rosé du Languedoc patientent sur des tables. C'est aussi rafraîchissant que dérisoire.

Par magie, l'auteur du discours de l'ONU contre la guerre d'Irak (2003) semble là. On croit l'entendre clamer : « Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. » Jean-Pierre Grand en tremble : « C'est rare, un homme d'État. » Dominique de Villepin se place dans le sillage des de Gaulle, Chaban-Delmas, Chirac. Il se veut « défenseur de l'intérêt général », chantre d'un « gouvernement d'union nationale » - « comme le général de Gaulle en 1944 et 1958 », applaudissements nourris -, « d'une société du devoir accompli et de l'effort partagé ».

Dominique de Villepin n'a pas encore envoyé d'estafette pour annoncer sa défaite. Contrairement à Marengo, qu'il ne compte pas sur le sauvetage du général Desaix.

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