Répondons Présents !! Plus que jamais, soyons nombreux !! Nous ne faiblirons pas, nous irons jusqu'au bout de cette campagne présidentielle !!
LA FRANCE C'EST NOUS !!
BIENVENUE SUR CE BLOG DE SOUTIEN À DOMINIQUE DE VILLEPIN !! Nous, citoyennes, citoyens, avons décidé de participer dans cette aventure Présidentielle 2012, de plus en plus nombreuses et nombreux à être exaspérés par les calculs électoraux, par les discours creux et les promesses vaines. Pour une nouvelle tendance pour Mieux Vivre Ensemble. Nous pensons qu'un seul homme peut tenir ce pari : Dominique de Villepin !!
vendredi 6 janvier 2012
Le roman de lui-même Dominique de Villepin par Jean-Michel Ribes
Né dans ce Maroc où galopent les pur-sang, élevé au Venezuela, terre de conquistadors, il est naturel que Dominique de Villepin ait du panache et de la crinière.
Ni l'un ni l'autre ne seront mis en plis par l'Ecole nationale d'administration, où il s'engouffre pour en ressortir diplomate. Affaires étrangères avant les affaires étranges.
Volant d'une ambassade à l'autre, il découvre le monde et met le sien en poèmes.
Ayant porté beau sa patrie de l'Inde aux Amériques, le voilà de retour au pays. Allure de prince, mâchoire de fauve, l'oeil bleu, Hollywood pourrait nous l'envier mais Villepin choisit
le théâtre, c'est là qu'on vous acclame, c'est là qu'on y parle et ce sont les mots qui le portent. Les siens l'emportent parfois au sommet de lui-même d'où il regarde la France.
Sa destinée ? En ce temps de paix, l'héroïsme n'est pas facile, ni Radio Londres, ni Paris à libérer, et l'Algérie n'est plus française. Faute de grives il se rapproche de l'héritier Jacques Chirac. S'il n'a pas la grandeur de De Gaulle, il en a au moins la taille.
L'amitié est immédiate. Ce n'est pas Montaigne et La Boétie mais plutôt Sancho Pança et Don Quichotte. Ils ne se quitteront plus pendant douze ans.
Villepin désigne l'inaccessible étoile, Chirac assis sur sa mule tente d'y conduire le pays. Que de moulins à vent combattus ! Que de lances brisées, que de chutes de cheval, que de folles équipées jusque dans la jungle amazonienne pour délivrer la dulcinée captive, Ingrid Betancourt. Fiasco qui ne porte aucune ombre au discours de l'ONU où, de sa voix d'airain, Villepin refuse à Bush le glaive pour sa croisade.
Le théâtre du monde l'applaudit debout.
Villepin ne s'était pas trompé de destin, il est soudain la France ! Celle qui se redresse et résiste. Mais la victoire sans péril est fade. Il lui faut un ennemi. Le Ciel lui sourit. Nicolas Sarkozy de Neuilly arrive. C'est son envers. Son contraire. Un roman de gare. Mais qui se vend. L'intrigue énergique et populiste est populaire. On y parle d'argent.
Le sarkozysme envahit la France.
Villepin étouffe, sa douleur est immense. C'est celle d'Alfred de Vigny prisonnier dans Le loft de TF1. Que faire ? Rallier à soi la jeunesse. Il lui offre un
contrat d'embauche prioritaire. Un bienfait ne restant jamais impuni, les étudiants se révoltent et le jettent à terre.
Il écrit La Chute ou l'Empire de la solitude. Napoléon et lui, kif-kif. Glacé, il regarde sa femme le quitter et son rival monter sur un trône trop grand pour lui. Sarkozy bon prince lui offre son dernier grand rôle, celui du traître-innocent. Le Palais de justice devient l'Odéon, Villepin déclame : « Je suis ici par la volonté d'un homme... » De l'autre côté de
l'Atlantique, son rival se prend les pieds dans le vocabulaire, confondant « suspect » et « coupable ». Les mots sauvent Villepin.
Dominique de Villepin, on l'a compris, n'est pas une personnalité, pas une personne non plus, c'est un personnage. Poète, bretteur, séducteur, marathonien, il court dans la grande histoire. Il est Cyrano de Bergerac manquant parfois de pif, Don Juan perdu sans Commandeur, d'Artagnan trahi par ses mousquetaires, Bonaparte abandonné par Joséphine, Ganelon malgré lui !
Il n'empêche, la tignasse argentée, le verbe haut, la phrase un peu trop longue mais au moins grammaticalement correcte, il continue à dire aux Français qu'avant d'être les enfants de Danton, de Jaurès ou de Maurras ils sont ceux d'Alexandre Dumas et que leur salut se trouve dans un roman flamboyant qu'il leur propose d'écrire sous sa dictée. Vaste épopée en Technicolor qui redonnera à cette France s'épuisant dans l'impressionnisme d'une politique sans
horizon la vigueur héroïque des gladiateurs peints par Gérôme.
Ne souriez pas, moqueurs ! Les peintres pompiers redeviennent à la mode, le dernier d'entre eux, Jeff Koons, a été célébré à Versailles il y a peu.
A la surprise de tous, M. Galouzeau de Villepin surgit à nouveau la flamberge au poing pour se présenter à la fonction suprême face à l'imposteur. Son rêve, réussir où Hugo lui-même a échoué : chasser Napoléon le Petit du pouvoir. Voilà le nouveau roman qu'il nous envoie. Attention, à la fin de l'envoi, il touche.
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