Le voiturin à phynances est à nouveau sur la route. Le gouvernement clôt cinq années de créativité fiscale par un bouquet final d’impôts nouveaux. La TVA sociale et la taxe Tobin sont certes toutes deux fondées sur des intuitions justes et qu’il faut poursuivre. Mais le quinquennat finit comme il a commencé, dans l’improvisation fiscale à contre temps, hier avec la loi TEPA, aujourd’hui avec ces deux impôts au milieu d’une récession, en plein dans une campagne électorale et sans aucune concertation avec nos partenaires européens.
Ce quinquennat restera en définitive comme celui de la plus grande augmentation des impôts de la Ve République avec 50 milliards annuels supplémentaires, et de la plus grande complexité fiscale, avec des dizaines de nouvelles taxes, des boissons sucrées aux assurances santé complémentaires.
Les Français ont besoin sur ce sujet de vérité, de simplicité et de justice.
De vérité car il faut dire que les impôts augmenteront encore si nous voulons maitriser nos comptes publics.
De simplicité, car la complexité de notre système fiscal est source d’inefficacité et de méfiance de tous contre tous. Toute création de nouvel impôt doit s’accompagner de la disparition ou de la fusion d’impôts plus anciens.
De justice sociale, car les Français ne peuvent accepter les efforts que s’ils sont partagés suivant les capacités de chacun. Aujourd’hui l’essentiel du poids de l’impôt pèse injustement sur les classes moyennes.
C’est dans ce but que j’appelle à une conference nationale des finances, fixant les pistes d’une imposition plus simple, avec par exemple un seul impôt sur le revenu payé par tous et retenu à la source, une TVA modulable en fonction d’objectifs économiques et environnementaux, une fiscalité des entreprises plus souple et plus juste pour les PME et les entreprises responsables, mais fixant aussi le cadre d’une réduction de la dépense et d’une modernisation de l’Etat. Car il s’agit de ne pas couper la réforme de la fiscalité d’une stratégie globale en faveur de la croissance et de l’emploi, priorité absolue aujourd’hui.

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